« Gagner pour honorer l’anniversaire du club »

Soirée spéciale pour F. Morel et ses joueurs, déterminés à s’imposer ce samedi au stade Pierre-Rajon pour célébrer les 90 ans du club. Une victoire qui serait également idéale pour relancer la dynamique et amorcer un sprint final aussi court qu’intense.

Cette rencontre à Riviera a mis en lumière les récentes difficultés de nos Ciel & Grenat à l’extérieur, avec un seul point pris sur les douze possibles depuis le début d’année. Comment expliquer ce manque de rythme ?

On peut l’expliquer en partie par notre manière d’aborder les matchs. On a du mal à répondre immédiatement à l’intensité que l’adversaire impose. À Montpellier par exemple, c’était déjà le cas : ils ont mis beaucoup de rythme dès le début, et même si on essaie de s’y préparer, on ne met pas les bons ingrédients d’entrée.

Face à Riviera, c’était un peu différent : sur les dix premières minutes, on a plutôt bien résisté, notamment dans les duels proches de notre cage. Mais ensuite, on n’a pas réussi à reprendre le contrôle : on n’a pas su regagner la maîtrise, récupérer de l’espace, ni avancer collectivement. Au final, ce manque de réaction installe un faux rythme dès le début, surtout à l’extérieur, et ça nous entraîne vers des matchs assez plats, avec peu de contenu.

À l’inverse, à domicile, on est capables d’imposer ce type d’intensité à nos adversaires. Il faudra donc réussir à corriger ça lors de nos prochains déplacements, tout en continuant à être solides à la maison.

Les difficultés offensives de nos Ciel & Grenat se sont accentuées récemment avec trois matchs sans marquer lors de nos cinq dernières rencontres. C’est également un des axes qu’il faudra rapidement corriger ?

C’est sûr que ça explique aussi pourquoi on avance moins vite qu’en début de saison. On a des difficultés à être efficaces dans nos temps forts. D’ailleurs, face à Riviera, on en a eu très peu : on n’a jamais vraiment réussi à mettre l’adversaire sous pression de manière constante.

Notre jeu est resté assez stérile, avec un manque d’impact, notamment dans les zones de duel offensif et dans la surface. Ça se ressent forcément sur notre capacité à marquer… ou plutôt à ne pas marquer. À ce niveau-là, si on n’est pas capables d’impacter davantage l’adversaire, ça devient tout de suite plus compliqué. C’est un point qui nous fait défaut ces derniers temps et sur lequel on travaille. Avant, on arrivait à être efficaces rapidement pour punir l’adversaire, ce qui changeait complètement la physionomie des matchs.

Contre Riviera, même s’ils n’ont pas eu beaucoup d’occasions, ils ont su faire la différence avec ce penalty juste avant la mi-temps, puis rester solides en fermant les espaces. Et c’est précisément dans ces moments-là qu’on doit être capables de faire la différence. Aujourd’hui, on ne le fait pas assez, ou pas sur la durée, pour espérer ramener quelque chose de positif de nos déplacements.

A l’inverse, nos Ciel & Grenat confirment match après match leur solidité à domicile. Faudra-t-il s’appuyer sur cette dynamique pour réussir le sprint final ?

Oui, clairement. À domicile, même si on n’a pas tout gagné, on a souvent bien entamé nos matchs. On met les bons ingrédients dès le départ : de l’intensité, de l’impact collectif dans les bons moments, de la solidité, mais aussi de la maîtrise avec le ballon pour priver l’adversaire. Globalement, on arrive à bien le faire chez nous.

Maintenant, on espère que le match contre Gallia va confirmer ça. Ce sera important de montrer de la révolte et du caractère, parce qu’aujourd’hui, notre dynamique n’est pas en phase avec nos ambitions. On a quand même réussi à se créer un peu de marge, notamment parce que les autres équipes du haut n’avancent pas beaucoup non plus. Tout le monde est un peu au même niveau, donc c’est essentiel de ne pas lâcher maintenant. Ce match doit refléter l’état d’esprit qu’on veut afficher pour lancer le sprint final. Pour moi, il commence dès samedi.

Lors du match aller face à Gallia, nos Ciel & Grenat avaient affronté une équipe valeureuse. Avec une dynamique actuelle parmi les meilleures de la poule, seront-ils encore plus difficile à jouer ?

C’est une équipe dont les résultats parlent pour elle : elle a gagné à Alès, battu La Duchère, et s’était imposée face à Montpellier. Sur les cinq derniers matchs, elle n’a connu qu’une seule défaite. Elle s’appuie sur des valeurs fortes, essentielles dans le football. C’est un collectif capable de beaucoup de solidarité, qui laisse peu de temps et peu d’espace à l’adversaire, et qui sait être efficace sur les opportunités qu’il se crée. Elle est très fidèle à son identité de jeu.

Même si elle n’a pas exactement les mêmes objectifs que nous, la logique reste la même : avancer le plus vite possible et prendre de l’avance sur les autres. On sait qu’elle va vendre très cher sa peau. À nous d’être impactants et de montrer, sur le terrain, qu’on est une équipe qui veut lancer son sprint final. Peu importe l’adversaire, que ce soit Gallia ou un autre, on doit afficher des attitudes en phase avec nos ambitions.

Si on parvient à rivaliser et à prendre le dessus dans l’impact, ce sera forcément le signe d’une grosse performance, parce que c’est une équipe solide sur la durée, avec de vraies qualités. Il suffit de regarder ses derniers résultats pour comprendre qu’il faudra la prendre très au sérieux.

Ce retour à Rajon, dans le cadre des 90 ans du club s’inscrit dans une dynamique positive à domicile pour nos Ciel & Grenat. Le soutien attendu du public sera sans doute une nouvelle fois une force ?

Bien sûr, on espère que ça va attirer du monde : les anciens du club, ceux qui sont là aujourd’hui, mais aussi les curieux. Le fait d’ouvrir les portes du stade un peu plus tard que d’habitude peut permettre à davantage de passionnés de la région de venir nous voir et de nous soutenir.

On sait que le public a joué un rôle important dans nos victoires à domicile, que ce soit à Chantereine ou à Rageau. Pour les joueurs, c’est toujours stimulant. Et ça explique aussi pourquoi, chez nous, on affiche souvent de meilleures attitudes : il y a du monde, il y a du soutien.

Au-delà des proches et des connaissances, il y a aussi tous les licenciés du club, les jeunes, qui viennent encourager. Ça donne forcément envie d’en faire encore plus sur le terrain.

L’enjeu sera donc aussi là : s’appuyer sur cette énergie pour marquer l’anniversaire du club avec une victoire, et faire de ce week-end le point de départ d’une fin de saison qui s’annonce courte, intense, et, on l’espère, riche en émotions, à domicile comme à l’extérieur.

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