À l’aube du choc FCBJ vs Montpellier HSC et de la première sortie à domicile de nos Ciel & Grenat, partez à la rencontre de Freddy Morel, entraîneur de notre équipe N3. Au programme : bilan de la présaison, retour sur le match nul face à l’OL, et projections sur la rencontre face au MHSC. Ne manquez rien de l’actualité de notre équipe N3 !
Cap sur un nouvel exercice de N3 stimulant
La phase de présaison, marquée par l’intégration des nouvelles recrues, s’est achevée la semaine dernière avec la première journée de N3. Quels sont les principaux enseignements que tu en retiens ?
» Plusieurs choses ressortent de cette présaison. D’abord, sur le plan humain, je pense qu’on a réussi à construire un groupe de garçons soudés, avec l’envie de progresser ensemble et de réaliser une belle saison. Le collectif s’est rapidement trouvé des repères, ce qui est très positif. Sur le terrain, on est encore loin du potentiel que j’imagine pour cette équipe, compte tenu des qualités individuelles et du travail fourni. On reste dans une phase de rodage qu’il ne faudra pas laisser durer trop longtemps mais on commence à voir les prémices d’un jeu plus régulier, intense et juste. La préparation a été un peu en dents de scie : on a montré de très bonnes choses, notamment sur nos coups de pied arrêtés et nos sorties de balle, mais aussi des points faibles comme notre manque d’efficacité et de régularité défensive. Le premier match a confirmé ces tendances : il a validé nos points forts tout en mettant en lumière nos lacunes. C’est encore le début, on est toujours dans une phase d’ajustement, pour moi il faudra encore une dizaine de jours pour être vraiment prêts. Mais cela ne veut pas dire qu’on n’a pas les moyens de gagner dès maintenant. »
Cette saison de N3 qui débute nous verra évoluer dans une nouvelle poule, face à des adversaires inédits. Quelle lecture fais-tu de ce groupe et de son niveau ?
« Il y a pas mal de nouveautés cette saison, hormis les équipes que nous connaissons déjà et que nous avons l’habitude d’affronter depuis quelques années. Je trouve que c’est une bonne chose d’avoir de nouveaux adversaires : cela nous oblige à nous remettre en question et nous offre l’occasion de découvrir d’autres styles de football, venant de différentes régions. C’est stimulant, car dans le mot National 3, il y a cette notion de championnat de France. Jusqu’ici, affronter uniquement des équipes de notre région donnait presque l’impression d’un championnat régional. Là, les joueurs découvrent un format plus complet, avec la gestion des déplacements et une préparation différente, ce qui participe à leur développement et à leur progression. Je pense que cette poule est très riche, avec une grande diversité de styles de jeu. Nous avons commencé à analyser nos adversaires, tout comme eux doivent le faire de leur côté. Montpellier sera notre premier test face à une équipe que nous ne connaissons pas encore, mais nous aurons aussi à affronter des clubs plus expérimentés à ce niveau, qu’on suit moins lorsqu’on ne les rencontre pas directement. Cela nous amènera à nous adapter, à étudier d’autres profils de joueurs et d’équipes, ce qui est très stimulant pour tout le monde, y compris pour le staff. »
« Plus on va enchaîner, plus on va monter en régime »
L’intensité en compétition est d’un tout autre niveau, et on a senti une fin de match compliquée pour nos Ciel & Grenat. Ce n’est pas inquiétant, mais plutôt le signe d’une évolution dans notre montée en puissance, non ?
« Je ne pense pas que ce soit un manque de condition physique. L’équipe est prête à maintenir l’intensité sur la durée. Ce match était surtout contextuel : on a fait une première mi-temps un peu trop timide, pas assez intense à mon goût. Pourtant, on l’a plutôt bien gérée et on encaisse ce but malheureux sur un coup franc contré, alors qu’on n’avait pas été véritablement mis en danger. En seconde période, on est reparti pied au plancher. Mais comme on n’avait pas posé les bases d’intensité en première mi-temps, ce départ rapide nous a coûté : on a eu un petit creux au milieu du second acte. Peut-être qu’il aurait fallu être plus tranchants pour passer devant rapidement et reprendre le contrôle, au lieu de se couper en deux pour aller chercher la victoire, ce qui a facilité le jeu lyonnais. C’était le premier match. Ce n’est pas un manque de bagage physique, mais plutôt la différence entre des matchs amicaux qu’on essaie de rendre intenses et la réalité de la compétition. Il y a aussi les émotions, et le résultat qui n’était pas celui qu’on attendait, qui jouent. Pour autant, je n’ai aucune inquiétude sur notre capacité à être intenses. Plus on va enchaîner les matchs, plus on va monter en régime. »
FCBJ vs. MHSC, réussir notre première à Rajon !
Vendredi, le groupe a pu s’entraîner au stade Rajon. Était-ce important que chacun prenne ou reprenne ses repères sur cette pelouse avant le premier match à domicile ?
« Oui, c’est important de découvrir ou redécouvrir Rajon, car c’est un lieu atypique : on n’y passe pas de temps en dehors des matchs officiels. L’année dernière, on avait pu y jouer un match amical face au Torino en présaison, ce qui avait permis aux nouveaux de se familiariser avec le stade. Cette semaine, refaire cette séance sur place était essentiel pour retrouver des repères et s’approprier l’atmosphère, d’autant plus que Rajon est un stade qui dégage beaucoup d’énergie et qui est très stimulant. C’est bien de pouvoir y faire notre dernière séance avant le match, pour que chacun arrive samedi en connaissant parfaitement les lieux. C’est notre stade de compétition, l’endroit où l’on doit élever notre niveau et ne pas laisser de points en route, comme cela a pu être le cas la saison dernière. Cette séance s’inscrit donc pleinement dans le processus pour que l’équipe ne se présente pas en simple spectatrice samedi. »
Pour cette première à domicile de la saison, sera‑t-il essentiel de donner immédiatement le ton et de montrer que Rajon est une véritable forteresse berjallienne, difficile à conquérir pour les équipes adverses ?
« Ça sera essentiel. Comme nous l’avons vu dans l’analyse de la saison passée, même si le contexte et les joueurs ont changé, l’exercice précédent nous a montré que nous avons laissé filer trop de points à domicile. Sans cela, le résultat aurait pu être totalement différent. Aujourd’hui, exister sur le terrain, être acteur de nos matchs et maximiser nos points à domicile sera crucial. Ce premier match doit donner le ton : valider le point obtenu à Lyon et envoyer un message clair aux futurs adversaires qui viendront à Rajon tout au long de la saison. L’enjeu de cette rencontre est donc double : porter notre total à 4 points et lancer réellement cette phase de compétition face à une nouvelle réserve. »
Pour ce second match face à une équipe réserve très jeune, quels sont les principaux intérêts et enseignements que l’on peut tirer de ce type de rencontre ?
Nous allons prolonger ce que nous avons mis en place lors du match contre Lyon, en affrontant des joueurs très jeunes, intenses physiquement, mais qui peuvent parfois montrer les défauts de la jeunesse, notamment leur fougue. L’important sera surtout de nous concentrer sur ce que nous sommes capables de produire, comme la semaine passée : être acteurs dans l’intensité, imposer un rapport de force et rester justes techniquement pour répondre à des équipes qui occupent bien les espaces et multiplient les assauts en attaque. Ce sera un match enjoué, avec beaucoup de temps de jeu, comme la semaine dernière. Ces équipes sont dynamiques, avec des joueurs qui aspirent à devenir professionnels. À nous de prendre les points et de participer à leur progression, en leur montrant que le football adulte peut être exigeant, tout en appliquant notre stratégie sur le terrain.



