La veille du lancement du sprint final Ciel & Grenat à Chassieu notre entraîneur N3 F. MOREL est revenu sur les ambitions Berjalliennes. Découvrez l’intégralité du point presse de notre entraîneur.
En faisant abstraction des faits de jeu du début de rencontre, comment avais-tu trouvé ton équipe face à l’OL II ?
Malgré les faits de jeu du début de match qui sont venus nous compliquer la tâche, je trouve que le contenu était tout de même intéressant. On a réussi à tenir le ballon, on a réussi à être dynamique, ne pas refuser le jeu au sol face à une équipe jeune, dynamique qui avait envie de jouer. Le match a été agréable quand même, du moins pas au niveau du score, mais dans les intentions de jeu des deux équipes. Ce ressenti, il est accentué par le regret d’être un petit peu sabordé sur ce début de rencontre et que ça nuise au spectacle et à notre parcours. Le contenue a été de bonne facture après on a manqué sans doute de lucidité avec les efforts que l’on a fourni dans le match pour arracher au moins le point du match nul. Frustrant de ne pas avoir vu nos efforts récompensés.
Deux décisions infimes dans une rencontre qui au final viennent quelques peu sceller l’issue de la rencontre et la fin de la saison d’un de nos joueurs, quel regard portes-tu sur ce genre de décision ?
Dans l’année comme dans tout match, il y a des décisions qui tournent dans un sens ou dans un autre. En-tout-cas dans cette rencontre, il y en a eu deux qui sont arrivés très tôt dans le match et qui nous affecte. Peut-être que la conclusion la plus dommageable de tout ça, c’est que le joueur est exclu et en plus, il ne va pas jouer pendant un mois. Le timing de la décision, le contexte qui est souvent récurrent, chaque week-end, avec très souvent un coup de sifflet et un carton jaune… Au-delà de la décision sur le but, car peut-être il ne voit pas la même chose que tout le monde, mais c’est le fait de nous mettre à dix très tôt dans une situation qui est anodine au final et qui répond au fait de jeu. Elle vient choisir le sort du match et après même si on a su faire les efforts on n’a pas su revenir et je pense que ça a saboté les ambitions que l’on avait sur ce match. Maintenant ça fait partie d’une saison et le plus dommageable, c’est que le joueur soit à l’arrêt 4 semaines, mais surtout que l’on ne puisse pas revoir les images ensemble et juste que le décisionnaire vienne attester ce qu’il a vu plutôt qu’être sûr de lui et mener à une discussion qui n’est pas sur le résultat. C’est le foot, ça nous fait avancer à ça nous rend plus forts.
Depuis ce match, deux semaines se sont écoulées, l’idée c’était de refaire le plein d’énergie après le sprint final ?
Oui, je trouve que physiquement, on est dans une bonne période, même si ce n’est pas payé comptablement. Il y a des matchs que l’on a peut-être gagnés alors que l’on n’avait pas fait forcément un très bon contenue là, je trouve qu’on enchaîne les bonnes prestations, mais on n’a pas été beaucoup payé. C’est surtout maintenir cet élan en termes de jeu, en termes d’intensité pour lancer un sprint final. On n’a plus beaucoup le droit à l’erreur, mais on n’a pas baissé les armes et on veut repartir fort à Chassieu puis enchaîner les 3 matchs qui arrivent pour faire le plein et mettre la pression à Limonest.
Déplacement à Chassieu, une rencontre qui s’apparente au match piège avec un mal classé qui a pris la quasi-totalité de ses points à domicile, il faudra se méfier de cette rencontre ?
Clairement, c’est une des meilleures équipes à domicile qui a pris la quasi-totalité de ses points à la maison. Je trouve que ça révèle tout le danger de ce déplacement. On avait eu un match aller compliqué aussi face à une équipe qui est intense, agressive, qui est capable d’exploiter les failles adverses et de pousser l’adversaire à la faute. On sait ce qui nous attend dans un contexte qui leur réussit bien, mais à nous d’assumer aussi notre statut de très bonne équipe à l’extérieur en allant prendre ces trois points.
Dans ce contexte de sprint final, on sait que parfois le bilan comptable prime sur le contenue, vas-tu garder la même ligne de conduite que lors des échéances précédentes ?
On ne va pas changer de ligne de conduite, je pense que ce qui nous a donné de l’élan après la Coupe, c’est de revenir aussi sur ce qui avait fait notre force sur le début de saison avec cette volonté de défendre en avançant, d’être agressif, de vouloir avoir le ballon et d’être intense. Aujourd’hui, on ne va pas changer, car je pense que c’est ce qui correspond aux profils de joueurs qui composent l’équipe. Je ne pense pas qu’il y a plus de stress à avoir à l’approche de ce match, car on lance notre sprint final. Tout ce que l’on sait, c’est que l’on n’a plus le droit à l’erreur et que ça va demander un haut niveau d’engagement et d’application technique. On verra à la fin de cette série de trois matchs pour faire les comptes et envisager si on est encore dans la course les suivants.
Depuis quelques semaines on a vu plusieurs de nos cadres devoir quitter le terrain à cause de blessure, il faut s’en servir pour motiver les troupes, les unir et combattre pour ceux qui ne peuvent plus ?
Totalement, il est vrai que l’on a enchaîné ce que l’on n’avait pas connu jusqu’à février presque, c’est-à-dire des blessures dans le groupe. On les enchaîne un petit peu souvent sur les joueurs un petit peu plus expérimentés aussi, mais on a constitué le groupe pour avoir de la ressource et l’avantage, c’est que quand on a de la ressource, on n’est pas inquiet de ce qu’il va se passer. C’est dommageable, car j’aurais aimé avoir tout le monde, le bon côté, c’est la confiance qu’on peut accorder à tout le monde dans le groupe et pas de doute qu’ils vont vouloir remonter les manches et être actif pour ceux qui ne peuvent pas jouer et continuer l’aventure que l’on a construit tous ensemble à 22, 23, 24 joueurs. C’est dommageable, mais ça ne va pas nous empêcher d’avoir des ambitions et d’avancer.