Choc de National 3 et premier sprint en perspective pour nos Ciel & Grenat, qui voient la trêve hivernale se rapprocher. Un premier point de contrôle pour des Berjalliens qui comptent bien faire une série et impacter leurs adversaires jusque-là.
Après 8 rencontres, nous sommes toujours invaincus. Quel regard portes-tu sur le début de saison que nous réalisons ?
On approche du tiers de la saison. Je pense que, comptablement, c’est plutôt un bon premier tiers puisqu’on est en phase avec les ambitions que l’on veut avoir. Maintenant, il y a la lecture des points et le fait de ne pas avoir perdu. Je pense aussi que, sur certains nuls, on aurait pu aller gratter un petit peu plus, notamment dans le contenu où l’on n’a pas été très flamboyant. Pour autant, cela affiche une certaine solidité et l’envie de ne pas abdiquer, car il y a aussi des victoires que l’on est allés chercher dans les derniers instants, et ça met en avant le caractère et le côté résilient du groupe.
Je pense que dans le contenu, on peut faire beaucoup mieux. À la lecture pure et dure, c’est plutôt un bon début de saison, car si on est à 50 % de ce que l’on peut faire et qu’on n’a pas encore laissé trop de points en route et pas perdu, c’est que l’avenir peut être intéressant. Tout est néanmoins fragile, mais ça reste un bon socle pour la suite.
Au-delà de l’aspect comptable, tu l’as dit, nous avons traversé différentes phases de préparation et d’intégration des principes. L’effectif est-il enfin à son plein potentiel ?
Oui, aujourd’hui le temps d’adaptation et de familiarisation avec tout le monde au club est passé. Maintenant, il y a une deuxième étape : faire face aux blessures, qui ouvrent des opportunités pour certains mais viennent aussi casser la dynamique pour d’autres. Je pense que dans la deuxième partie de saison, on pourra réellement évaluer le rendement de l’équipe, mais d’ici là, ce serait bien de récupérer certains joueurs et de s’appuyer sur la concurrence pour franchir des paliers et continuer d’avancer.
Toutefois, cette période nous permet d’avoir un regard précis sur les qualités de chacun, sur leur manière d’appréhender les exigences sur le terrain, de se fondre dans l’effort collectif et dans le travail de l’équipe. Aujourd’hui, je pense que nous sommes sur la bonne voie à ce niveau-là. À nous maintenant d’être plus menaçants sur le terrain pour nos adversaires.
Toujours au-delà de l’aspect comptable, cette victoire face à Seyssinet était cruciale pour repartir de l’avant, dans une période où la cadence de matchs espacés rendait plus compliqué le fait de rebondir ?
Oui, ce sont des périodes décousues dès qu’on n’est plus en Coupe de France, donc forcément cela demande de se reconcentrer un peu parce que la compétition se fait moins présente. Ça laisse du temps pour travailler, mais ça demande également de ne pas manquer les petits virages que l’on peut avoir. Finalement, ce match contre Seyssinet arrivait derrière deux matchs nuls où on nous attendait un peu au tournant, et je trouve que dans l’état d’esprit et le caractère affiché, face à une équipe qui nous a mis en difficulté sur certains moments, on a su renvoyer de la solidité.
Au-delà du caractère, on a aussi su mettre de la maîtrise, jouer avec intelligence par rapport au contexte. C’était un premier petit virage. Désormais, place à un match à domicile qui va lancer un dernier virage, puisqu’il ne restera ensuite plus que deux rencontres à disputer avant la trêve.
Justement, sur ce dernier bloc de trois rencontres, quel est l’objectif fixé au groupe ?
L’objectif sera d’être bien placés à la coupure, même si ce ne sera pas encore la fin des matchs aller. Il faut continuer à avancer sur un rythme d’équipe qui veut être en haut à la fin, et ce n’est clairement pas le moment de griller des jokers. On sera là pour enchaîner, faire une série et impacter nos adversaires.
Sur ces trois matchs, on va jouer deux fois à domicile et une fois à Beaucaire, où ce n’est jamais simple d’exister. On devra donc être prêts pour le combat dans ces matchs d’hiver, et je pense que samedi ce sera déjà le cas face au Cannet. Ça va batailler sur ces trois rencontres, dans des conditions de jeu un peu plus variables au vu de la période, mais malgré cela il faudra continuer d’avancer et rester solides.
Ce bloc commencera avec un véritable choc face au Cannet. Avec le staff, comment présentez-vous cette rencontre aux joueurs ?
Aujourd’hui, ce sont deux équipes qui ont à peu près le même parcours et qui arrivent avec le même nombre de points. Je pense que nous avons des similitudes avec cette équipe : ouvrir le jeu, essayer d’être impactants sur l’adversaire. Nous partageons également certains défauts, notamment un manque de régularité dans ce que nous faisons et, sur certains matchs, une tendance à perdre un peu le fil.
Chaque équipe a ensuite ses propres caractéristiques. Eux, par exemple, ont un bon équilibre de joueurs, beaucoup passés par l’AS Cannes, et qui connaissent très bien cette poule du Sud. Ils savent être efficaces, jouer avec sérénité et profiter des erreurs de l’adversaire. Nous, je pense, renvoyons de la solidité.
Je crois donc que ce sera une opposition intéressante à Chantereine entre deux équipes qui ont réussi leur début de saison et qui ont la faim de victoires. Ce sont deux équipes installées dans le haut du classement ; ce match ne décidera pas du sort de la saison, mais il sera important de s’affirmer face à une équipe qui a peu perdu et qui, comme nous, est bien avancée dans ce championnat.
Une équipe qui peut miser sur l’expérience, avec pas mal de joueurs ayant connu les niveaux supérieurs, ça en fait un candidat sérieux pour le haut de tableau ?
Je pense, au vu de leur démarrage, qu’ils ont montré leur capacité à aller chercher des résultats à l’extérieur, à bien gérer le début des matchs et à être capables de renverser des situations même quand ils sont dans le dur. Cela met en avant la qualité de leurs joueurs dans l’appréhension du contexte d’un match et de la compétition. C’est un facteur de performance important : ce n’est pas seulement avec le ballon que ça se joue, mais aussi dans la capacité à lire les temps forts du match et à saisir les opportunités au bon moment.
Aujourd’hui, c’est une équipe qui sait faire tourner les matchs dans ce sens, et à mon avis, elle a des ambitions qui se nourrissent au fil des rencontres. Je ne les vois pas vouloir lâcher après ça. Ce sera donc un match disputé samedi à Chantereine, face à une équipe qui viendra chercher des points. À nous d’élever notre niveau pour qu’ils repartent avec le sac vide.
Une belle affiche au stade de Chantereine, connu pour sa proximité avec les supporters. C’est dans ce genre de match que le fait de jouer à domicile représente un vrai avantage, n’est-ce pas ?
Bien sûr, je pense que le côté Chantereine apporte une proximité avec les supporters qui viennent nous voir. Les gens sont attachés à ce stade, là où tout a un peu commencé, même si le confort de Rajon et le côté professionnel que l’enceinte dégage est également stimulant pour tout le monde.
Nous avons connu Chantereine la saison passée sur certaines rencontres de championnat, et dès qu’il y a un peu de public, on sent que le terrain se resserre, ce qui aide les joueurs à rester concentrés. C’est tout l’intérêt d’être à domicile, et encore plus à Chantereine dans ce type de match : que les personnes qui viennent nous soutenir puissent nous aider par cette proximité et pousser les joueurs à donner encore plus.


