Partez à la rencontre de notre nouvel entraîneur de N2, F. Amghar, fraîchement arrivé en terres berjalliennes. son passé de joueur puis d’entraîneur, projet de jeu, ambitions… découvrez tout ce qu’il faut savoir sur notre nouveau coach Ciel & Grenat.
Pour commencer, pouvez-vous nous faire un petit récapitulatif de votre passé de joueur et d’entraîneur ?
Originaire de Saint-Étienne, j’ai été formé dans la région stéphanoise au poste d’attaquant, sans forcément passer par un centre de formation. J’ai d’abord évolué au niveau amateur avant de rejoindre les niveaux régionaux puis nationaux, notamment à Vaulx-en-Velin et à Chambéry.
En tant qu’entraîneur, j’ai principalement œuvré dans le football sénior, même si, comme beaucoup, j’ai commencé par entraîner des équipes de jeunes afin de me former et de passer mes diplômes étape par étape. Cela fait aujourd’hui une quinzaine d’années que j’évolue chez les séniors : d’abord au niveau régional lors de mes premières expériences, puis depuis huit à neuf saisons en National 2 et National 3.
J’ai également vécu deux beaux parcours en Coupe de France, dont une demi-finale face à l’AS Monaco qui m’avait mis en lumière, ainsi qu’un 32e de finale avec Feurs il y a deux ans. Ce sont des moments marquants, une forme de cerise sur le gâteau, même si de nombreux autres accomplissements jalonnent mon parcours. Une grande partie de celui-ci s’est construite au sein du GFA, avec les montées successives de la R2 jusqu’à la N2, d’abord avec l’ES Vallières, puis à travers la structuration du club après l’accession en National 3avec le GFA.
Avec près de 150 matchs dirigés aux niveaux N2/N3, vous connaissez bien ces échelons du football français. Quelles en sont les principales clés ?
Je dirais, pour commencer, qu’il est essentiel d’avoir un effectif sain avec une véritable force collective. Aujourd’hui, le collectif prend souvent le dessus sur les individualités. Pour moi, la véritable star, c’est l’équipe : je mise avant tout sur cette dimension collective.
Ensuite, la régularité tout au long de la saison est un autre élément clé de la réussite. Une équipe connaît toujours des temps forts et des temps faibles, mais la capacité à rester constante dans les performances est fondamentale, notamment avec un groupe qui associe intelligemment jeunesse et expérience. Dans la construction de l’effectif, je privilégie également des joueurs issus de la région, qui connaissent déjà le territoire et son environnement. Cela facilite leur adaptation et permet souvent de créer une identité plus forte au sein du groupe.
Enfin, il faut aussi savoir tenir compte de l’adversité et s’adapter au mieux à la poule dans laquelle on évolue, qu’il s’agisse d’une poule sud ou centre.
Pour ceux qui ne vous connaissent pas encore et n’ont pas eu l’occasion de voir jouer vos équipes, quel style de jeu prônez-vous ?
J’ai forcément un système préférentiel, mais je m’adapte davantage à l’effectif dont je dispose qu’à un schéma figé. En fonction des profils et des qualités de mes joueurs, je cherche surtout à mettre en place une animation cohérente plutôt qu’un simple système. L’animation, les connexions et la complémentarité entre les joueurs sont, à mes yeux, les éléments les plus importants.
Concernant ma philosophie, mon passé d’attaquant influence forcément ma vision du jeu. Je privilégierai toujours l’idée de marquer un but de plus que l’adversaire plutôt que de construire un discours basé avant tout sur la solidité défensive et le fait de ne pas encaisser de but. Ce n’est pas ma conception du football.
Pour moi, le football reste avant tout un spectacle. Nous devons être capables de proposer du beau jeu tout en restant efficaces, car nous sommes avant tout jugés sur les résultats. Tout l’enjeu est de trouver le juste équilibre entre le plaisir du jeu et l’exigence de la performance.
Je prône un football de possession, tourné vers l’avant, avec l’envie de procurer des émotions aux personnes qui viennent nous voir. Cela fait aussi partie de notre rôle.
Vous faites le choix de rejoindre le navire berjallien pour la saison prochaine : quelles ont été vos motivations ?
Pour commencer, Bourgoin est un club que j’ai souvent affronté, que ce soit avec Rumilly ou avec l’US Feurs, en championnat comme en matchs de présaison. J’ai toujours entretenu de bons rapports avec ce club, qui m’a toujours attiré par son ambition, en adéquation avec mes propres objectifs personnels.
Le discours des dirigeants m’a également convaincu de faire partie de l’aventure. J’ai hâte de démarrer afin d’essayer d’atteindre les objectifs qui m’ont été fixés.
Pour terminer, avez-vous un petit mot pour le public berjallien, qui, comme vous pourrez le découvrir, répond souvent présent lors des rencontres à domicile ?
Je suis très heureux de signer à Bourgoin et j’ai hâte de commencer, de prendre mes marques et de découvrir ce public qui vient nombreux au stade pour soutenir son équipe.
Nous ferons le maximum pour leur donner du plaisir et pour qu’ils continuent à venir nous encourager en nombre, dans les bons comme dans les moments plus difficiles. Comme nous l’avons évoqué, je pense que le 12e homme peut réellement faire la différence à chaque rencontre et jouer un rôle important dans l’atteinte de nos objectifs.


